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Culte voué à Benoît Labre

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Le chant

AU BIENHEUREUX BENOIT-JOSEPH LABRE

1
Célébrons l'heureuse victoire
D'un bienheureux nommé Benoît,
Félicitons-le de la gloire
Qu'en ce jour au ciel il reçoit.
Dans ces bas lieux sa vie obscure
Du monde le tenait caché,
Mais son âme sainte et si pure
Sort enfin de l'obscurité.

2
Benoît, dès sa plus tendre enfance,
Pour son Jésus brûlant d'amour,
Ases parents fit tant d'instance
Qu'il obtint de le suivre un jour.
Dans une nouvelle carrière
Suivant les désirs de son coeur,
Et sans retourner en arrière.
Court avec une sainte ardeur.

3
Si la tendresse maternelle
A ses désirs veut s'opposer,
Pour Dieu Benoît toujours fidèle
Saura bientôt en triompher.
« Ah ! Laissez-moi, ma tendre mère,
« Suivre l'attrait de mon Jésus !
« Dans sa seule grâce j'espère :
« Je ne demande rien ne plus. »

4
Non, non, les plus grands sacrifices
Ne peuvent jamais l'arrêter
Il ne trouve que des délices
Et court au lieu de reposer.
S'il sort d'un premier monastère
Pour suivre la voie de son Dieu,
C'est qu'il veut une vie austère
Qu'il ne trouve point en ce lieu.

5
Pour suivre la divine trace
D'un Dieu souffrant, portant sa croix,
Il n'est rien que Benoît ne fasse.
Jésus le veut, il suit sa voix.
Dieu m'appelle, je veux le suivre,
Se dit-il, et jusqu'à la mort
Pour lui seul je veux toujours vivre,
Dans ses mains je remets mon sort.

6
A Sept-Fonts, comme à la Chartreuse,
Benoît ne fera que passer ;
Une contrée plus heureuse
Désormais pourra le fixer.
Portant ses pas vers l'Italie,
Cheminant par monts et par vaux,
C'est là qu'il va couler sa vie,
Mériter l'éternel repos.

7
Comment nous peindre de Lorette
Les transports, le ravissement,
Quand dans la pauvre maisonnette
Il reçoit le Dieu tout-puissant !
C'est dans cet humble sanctuaire
Que de Dieu l'ange descendu,
Pleine de grâce, soyez mère !!!
Dit-il, et le Verbe est conçu.

8
Daignez, ô Marie, ô ma mère,
Veiller sur moi, me soutenir :
Tant que je serai sur la terre
Constamment je veux vous servir.
Que votre bonté maternelle
Dirige et conduise mes pas,
Que la vie heureuse, éternelle,
Soit le prix de tous mes combats.

9
Rome, Rome, cité chérie !
Apparaît enfin à ses yeux :
De bonheur son âme ravie
Goûte les délices des cieux.
Permettez, ô mon divin maître !
Que, toujours marchant sur vos pas,
A vos pieds je puisse paraître
Et vous suivre jusqu'au trépas.

10
Toujours fidèle à sa promesse,
Auprès du Très Saint Sacrement,
Goûtant la plus douce allégresse,
On le trouve constamment.
Dans le délicieux asile
Où le Seigneur est adoré,
Voyez-le modeste, immobile,
Priant humblement prosterné.

11
La pauvreté lui fut si chère,
Qu'il choisit pour son logement
Une humide et vieille tanière
Dont le tigre fut l'habitant,
Et couché sur la terre nue,
Il prenait son peu de repos.
Chrétiens, pécheurs, à cette vue
Ne redoutons pas tant nos maux.

12
Mais sa carrière se termine,
Et l'âme, embrasée d'amour,
Par un doux transport s'achemine
Et monte vers l'heureux séjour.
Tendre Marié, ô mère aimable !
Venez recevoir votre enfant ;
Dans le sein de l'Être adorable
Ah ! Déposez-le triomphant.

13
Du haut de la céleste voûte,
Où es saints sur ces harpes d'or
Que le Seigneur lui-même écoute
Soupirent leur divin accord,
0 sublime et'sainte harmonie !
Heureux Benoît, faites qu'un jour
Aux pieds de Jésus, de Marie,
Nous la goûtions à notre tour.

(Ce chant est paru en 1868 à la page 74 du livre
Chants à Notre Seigneur, à la Sainte Vierge, et Saint Joseph, Édités sur les imprimeries P. Briez, d’Abbeville)